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NAMASTE, Barbara


Ashtānga Yoga : école de yoga physique et dynamique développée par Shrî K.Pattabhi Jois, qui a fortement contribué à l'expansion du yoga en général dans le monde. Cette école repose sur le principe de l'Ashtānga-Yoga exposé par Patañjali dans les Yoga-Sûtra.

Yoga-Sūtra II.29 :

"L'ashtanga-yoga ou les huit branches du yoga : yamales règles de vie dans la relation aux autres; niyama, les règles de vie dans la relation avec soi-même; āsana, la posture; prāṇāyāma, la respiration; pratyāhāra, l'écoute sensorielle intérieure; dhāraṇā, le pouvoir de concentration; dhyāna, la méditation; Samādhi, l'état d'unité".

Les huit voies ou branches de l'ashtânga-yoga doivent être suivies dans l'ordre. Cependant elles se renforcent mutuellement. Ainsi, la pratique des asanas renforce le respect des yama (éthique) et niyama (auto purification et étude), qui à leur tour permettent un progrès dans les asanas, ce qui provoque un cercle vertueux.

En pratiquant les postures, l'étudiant porte sa concentration sur un objet de plus en plus subtil, aux stades des asanas correspondent les mouvements du corps dans l'espace, puis de l'air dans le système respiratoire, puis de l'énerie vitale subtile (prana), c'est alors le pranayama. C'est ainsi qu'il atteint les membres "internes" de l'ashtânga (Pratyāhāra, Dhārana, Dhyāna, Samādhi). Spéculer sur la nature de ces états n'est cependant pas nécessaire au pratiquant, les membres internes résultant d'une pratique correcte, ainsi Pattabhi Jois disait « 99 % de pratique, 1 % de théorie ».

Vinyasa : synchronisation du mouvement avec la respiration. 

La respiration ujjayî : "respiration victorieuse", se fait uniquement par le nez, avec une contraction de la gorge permettant de doser l'air inspiré et expiré afin d'obtenir un temps d'inspiration égal a l'expiration. L’application des bandha optimisent la prise d’air par les poumons. La pratique d' ujjayî produit un son comme le bourdonnement de l'abeille, et elle contribue à élever la chaleur du corps. 

Les bandhas : (que l'on peut traduire par "verrou" et qui signifient "contractions musculaires") sont au nombre de trois. Ils sont utilisés de façon quasi-permanente lors de la pratique des âsana (postures) et utilisés en harmonie avec le prânâyâma (discipline de la respiration). Ils permettent alors de libérer l'énergie (prâna) du corps. Parfaitement maitrisées, les contractions musculaires deviennent subtiles. Ils ont la réputation de percer les granthis, points de blocage émotionnels et psychiques. À l'aide des bandha, les mouvements viennent de l'intérieur du corps et permettent d'effectuer les poses avec grâce et légèreté. De bas en haut du corps, les trois bandha sont décomposés comme suit :

Mula-bandha : contraction de la racine, est déclenché en contractant le muscle situé entre l'anus et le périnée. Il permet alors de constituer une assise solide du corps et de soutenir fermement les organes internes. Il bloque l'énergie à la base du corps et permettra ainsi au prâna de se diriger vers le haut du corps grâce à l'utilisation des deux autres bandhas.

Uddiyana-bandha : s'envoler vers le haut. Concrètement il est exercé par une contraction des muscles de l’abdomen. Ce n’est pas un durcissement des muscles abdominaux mais, plus simplement, il s'agit de rentrer le ventre en contractant tous les muscles de l’abdomen. Il permet de bloquer tous les organes internes et est indispensable pour effectuer une respiration ujjayi correcte. Le ventre ainsi solidifié permet un mouvement ample des poumons. Ce bandha permet également d'amener le flux d'énergie plus haut dans le corps. Ce bandha facilite la concentration de toute la force au centre du corps et une maîtrise parfaite de ce bandha est indispensable a une pratique correcte du yoga. Si ce bandha est mal utilisé, ce sera au reste du corps de forcer afin d'effectuer les asana. La force utilisée lors de la pratique de l' ashtânga ne doit pas venir de l'extérieur (muscles des bras, épaules …) mais de la maîtrise de ce bandha. Enfin, on peut ajouter que ce bandha est particulièrement important pour protéger les organes internes lors de certaines postures (de torsion par exemple).

Jâlandhara-bhanda : Ce bandha est un exercice de pression du menton, soit dans le creux de la gorge, soit environ 8 cm plus bas, sur la poitrine. Il est principalement utilisé en prânâyâma et apparaît aussi dans certaines asana. Il permet d'empêcher l'énergie prânique de s'échapper et que la pression monte à la tête.